BYD va assembler ses voitures en Malaisie avec Inokom
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BYD a signé un accord avec le malaisien Inokom pour assembler localement ses modèles. Le constructeur veut ainsi contourner les droits de douane et baisser ses prix.
BYD a officiellement désigné Inokom Corporation, filiale de Sime Motors, comme son partenaire d'assemblage local (CKD) en Malaisie. Le protocole d'accord a été signé au siège mondial du constructeur chinois, à Shenzhen. L'annonce, faite par BYD Malaisie, met fin à plusieurs mois de rumeurs dans le secteur.
Ce revirement s'explique par un changement de cadre réglementaire : les autorités malaisiennes ont récemment modifié les règles applicables aux véhicules électriques importés entiers (CBU) et à ceux assemblés sur place (CKD). BYD a donc renoncé à son projet initial d'usine dédiée à Tanjung Malim. Le groupe insiste toutefois sur son engagement de long terme dans le pays et avait déjà confirmé, en septembre, lors de la présentation locale de l'Atto 3 Performance, qu'un partenaire d'assemblage avait été retenu.
Le site retenu se trouve à Kulim, dans l'État de Kedah. Inokom y assemble déjà des modèles 100 % électriques, à savoir la Chery Omoda E5 et la BMW i5, ce qui lui donne une expérience concrète de la production de véhicules à batterie. BYD explique avoir évalué les capacités industrielles locales avant de choisir ce partenaire, en mettant en avant des infrastructures d'assemblage éprouvées et une main-d'œuvre expérimentée.
Jacob Ma, directeur général de BYD Malaisie, présente l'assemblage local comme une composante importante de l'engagement du groupe dans le pays et comme un moyen de rapprocher son savoir-faire en matière de batteries et de véhicules à énergie nouvelle du marché malaisien. De son côté, Jeffri Salim Davidson, directeur général du groupe Sime, souligne que le partenariat ne se limite pas à la production : il doit aussi renforcer la chaîne d'approvisionnement électrique et l'écosystème automobile malaisien.
Les deux entreprises restent discrètes sur les modèles qui seront assemblés en premier et sur le calendrier de lancement, renvoyant à de prochaines annonces. Les chiffres d'immatriculation arrêtés au 30 septembre 2026 donnent la mesure de l'enjeu : avec 8 087 unités écoulées depuis le début de l'année, BYD occupe la neuvième place parmi toutes les marques du pays et la deuxième chez les constructeurs de véhicules électriques.
Pourquoi c’est important : C'est la même stratégie d'usines locales que BYD prépare en Europe, avec un effet possible sur les tarifs français.
Source : SoyaCincau · Photo : SoyaCincau