BYD envisagerait de construire une usine en France
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Selon la presse spécialisée, la France fait partie des sites étudiés par BYD pour une usine européenne. Le constructeur développe aussi son réseau de service sur le continent.
BYD envisage sérieusement la France comme site de production pour un futur site européen. C'est ce qu'a indiqué Stella Li, vice-présidente exécutive du groupe, à l'agence Reuters, en marge d'une actualité déjà chargée pour le constructeur chinois. Le groupe regarde aussi la piste d'un deuxième et d'un troisième site industriel sur le continent, une manière de passer d'une logique d'importation à une véritable implantation locale.
Cette stratégie s'accompagne d'objectifs sociaux ambitieux. Selon Bloomberg, qui cite également Stella Li, BYD veut franchir rapidement le cap des 10 000 salariés en Europe, avant de viser plus de 40 000 employés à l'horizon 2030. Un tel volume suppose des usines, mais aussi des équipes commerciales, techniques et de service après-vente, dans un marché où la proximité avec le client compte autant que le produit.
Le constructeur a profité du salon de l'automobile de Paris pour présenter l'ATTO 8, un SUV qui devient son premier véhicule européen équipé de la deuxième génération de batterie Blade et de la technologie de recharge rapide FLASH. Selon le constructeur, la batterie passerait de 10 à 97 % en neuf minutes. BYD prévoit par ailleurs d'installer 3 000 points de recharge en Europe d'ici fin 2027, et d'amorcer une infrastructure en Indonésie, d'abord sur dix espaces d'exposition de la marque DENZA, avant un réseau ouvert au public.
Le tableau n'est toutefois pas uniformément favorable. La Chine et l'Union européenne se seraient entendues pour limiter les exportations de véhicules hybrides chinois vers l'Europe, une mesure qui toucherait en premier lieu BYD, premier exportateur chinois d'hybrides vers l'Union selon Reuters. Sur le Vieux Continent, ces décisions réglementaires pèsent autant que la concurrence sur les prix, et expliquent en partie la volonté de produire sur place.
Les chiffres de ventes dessinent un contraste. En septembre, le groupe a livré 463 561 véhicules à motorisation alternative, en hausse de 16,98 % sur un an, dont 180 700 à l'étranger, soit une progression de 153,59 %. Mais sur les neuf premiers mois, le cumul atteint 3 131 576 unités, en recul de 3,94 % sur un an. En Bourse, l'action cotée en Allemagne s'échangeait à 8,38 euros, en baisse de 22 % depuis janvier et proche de son plus bas annuel de 8,03 euros. Sur son marché intérieur, BYD lance par ailleurs la berline électrique Da Han, proposée en trois versions à partir de 235 900 yuans, avec une autonomie maximale de 1 008 kilomètres selon le cycle chinois. Le groupe a aussi annoncé neuf centres de maintenance dans le monde, de 2 500 mètres carrés chacun, et de nouveaux centres de service en Afrique du Sud et en Bulgarie pour 2027.
Pourquoi c’est important : Une usine en France réduirait les droits de douane et les délais de livraison pour les futurs acheteurs français.
Source : Börse Express · Photo : Börse Express