BYD multiplie ses revenus par 3,5 en Australie
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BYD a vu ses revenus multipliés par 3,5 en Australie, portés par la hausse du prix du pétrole. Le pays devient un laboratoire de son expansion.
BYD a vu ses revenus sur le marché australien multipliés par 3,5 en un an, selon l'Australian Financial Review. Le chiffre d'affaires local du constructeur chinois atteint 2,43 milliards de dollars australiens, contre 688,8 millions l'année précédente. Le bénéfice net bondit dans le même temps d'environ 263 %, passant de 38 millions à 137,9 millions de dollars australiens.
La flambée des prix du pétrole, liée aux conflits au Moyen-Orient, est identifiée comme un moteur majeur de ce basculement vers l'électrique. D'après la Federal Chamber of Automotive Industries, les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables de BYD ont atteint 76 614 unités jusqu'à septembre, en hausse de 61 % sur un an. Ce volume permet à la marque de dépasser Ford et de devenir la deuxième marque automobile du pays, derrière Toyota.
Le cadre australien explique aussi cette performance : contrairement aux États-Unis, qui bloquent l'entrée des véhicules électriques chinois avec des droits de douane élevés, l'Australie n'applique pas de barrières commerciales et propose des incitations publiques généreuses. Un environnement favorable que le constructeur a su exploiter pour écouler ses modèles.
La banque d'investissement Barrenjoey relève que six consommateurs sur dix envisagent un achat de voiture prochainement, et que 56 % d'entre eux se tournent vers un modèle électrique ou hybride. Les analystes cités par les médias attribuent également ces résultats à la stratégie de BYD : développer les exportations à forte marge pour échapper à la concurrence excessive qui pèse sur son marché intérieur chinois. Le marché australien illustre ainsi, pour le premier constructeur de véhicules électriques chinois, la rentabilité d'une expansion hors de Chine.
Pourquoi c’est important : Ce succès confirme la méthode BYD hors d'Europe : prix agressifs et gamme large, ce qui inquiète les constructeurs français.
Source : Yonhap Infomax · Photo : Yonhap Infomax