BYD : notre verdict après les essais Seal et Dolphin

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La marque est devenue en trois ans l'une des plus visibles en France. L'essai des Seal et Dolphin révèle de vrais atouts et quelques défauts.

En trois ans, BYD s'est imposé comme l'une des marques chinoises les plus visibles sur le marché français. Au premier semestre 2026, le constructeur a immatriculé 13 546 voitures dans l'Hexagone, ce qui le place derrière MG mais devant tous les autres nouveaux venus chinois. La rédaction a pris le volant de deux modèles, la berline Seal et la citadine Dolphin, pour évaluer ce que valent réellement ces voitures et ce que contient la gamme aujourd'hui.

Le nom s'écrit BYD et se prononce lettre par lettre ; il signifie Build Your Dreams. Derrière l'intitulé se cache une réalité industrielle peu courante : le groupe ne se contente pas d'assembler des voitures, il fabrique lui-même ses moteurs, ses batteries, sa pompe à chaleur et le véhicule complet. Il est également le premier producteur mondial de batteries lithium fer phosphate, une technologie qu'il exploite depuis le milieu des années 1990. Cette intégration verticale explique autant sa vitesse d'exécution que ses tarifs, puisqu'elle comprime des coûts que les concurrents subissent chez leurs fournisseurs.

Le catalogue français s'est étoffé rapidement : le site officiel de BYD France présente huit modèles, tous 100 % électriques. On y trouve les citadines Dolphin Surf et Dolphin, les SUV compacts Atto 2 et Atto 3 Evo, la berline Seal, les SUV familiaux Seal U et Sealion 7, ainsi que le grand SUV haut de gamme Tang. Les prix évoluant vite sur ce segment et n'étant pas toujours affichés en ligne, mieux vaut vérifier les tarifs en concession, d'autant que les conditions d'aides publiques ont changé plusieurs fois depuis 2024.

La Seal joue le rôle de vitrine technologique. Dans sa version à quatre roues motrices, elle embarque deux moteurs développant 530 chevaux et 670 Nm de couple, alimentés par une batterie de 82,5 kWh, pour un 0 à 100 km/h annoncé en 3,8 secondes. Sur la route, la poussée impressionne par sa douceur autant que par sa violence, et ce gabarit de deux tonnes reste étonnamment facile à mener, avec un comportement qui évoque une petite sportive malgré sa masse. L'intérieur surprend également, avec des tissus doux, de l'aluminium et des plastiques moussés sur le haut de la planche de bord ; BYD conserve un vrai combiné face au conducteur, un affichage tête haute et des commodos, là où Tesla a tout supprimé.

Deux réserves comptent toutefois. Côté confort, la Seal reçoit une suspension adaptative et non une suspension active : sur les petites bosses et les pavés, les réactions restent sèches, et il faudrait une véritable suspension pilotée pour rivaliser avec les meilleures allemandes de la catégorie. Le point noir concerne la recharge : si la voiture se contente de 11 kW en courant alternatif, comme la plupart de ses rivales, elle plafonne à 150 kW en courant continu selon les données annoncées par la marque.

Pourquoi c’est important : Un avis concret sur deux modèles très diffusés aide à se décider avant de signer.

Source : Sud Radio · Photo : Sud Radio