Xpeng vise à dépasser Ford en Europe d'ici 2030

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Xpeng affirme vouloir vendre plus que Ford en Europe à l'horizon 2030. Pour y parvenir, la marque prévoit d'étendre fortement sa production et son réseau de distribution.

Xpeng s'est fixé un objectif aussi clair qu'ambitieux : atteindre un million de véhicules vendus par an dans le monde d'ici 2030, dont au moins la moitié en Europe. Son président, He Xiaopeng, l'a annoncé au salon de Paris, en visant explicitement le dépassement de Ford sur le Vieux Continent. Le constructeur américain y a écoulé 426 459 voitures l'an dernier, ce qui donne la mesure de l'écart à combler.

Car Xpeng part de loin. Ses premières ventes européennes remontent à 2020, avec le G3 lancé en Norvège, un marché presque entièrement électrifié. Six ans plus tard, le total cumulé du constructeur en Europe atteint environ 60 000 unités, un volume modeste à l'échelle du continent. Mais la marque estime que le rapport de forces peut évoluer rapidement, à condition de changer de méthode.

La stratégie ne repose pas sur une simple augmentation des exportations depuis la Chine. Xpeng veut produire en Europe, en s'associant à un constructeur local disposant déjà d'outils industriels, ou en bâtissant une usine commune destinée à des modèles du segment moyen. L'objectif est de respecter les règles européennes qui imposent une part minimale de composants locaux dans les véhicules électriques, tout en conservant l'accès à des pièces chinoises dont le coût reste un avantage.

Le groupe dispose déjà d'une base industrielle sur le continent. Les crossover G6, G9 et la berline P7+ sont assemblés par le sous-traitant Magna Steyr à Graz, en Autriche. C'est également là que sera produite le G9L, un nouveau SUV haut de gamme proposé en version hybride ou entièrement électrique, dont la production d'essai a été réalisée avec succès la semaine dernière. Xpeng n'a pas précisé les volumes prévus en Autriche, qui dépendront selon lui de la demande réelle.

Cette demande pourrait exister : en Allemagne, le G9L démarre à 74 600 euros, avec un prolongateur d'autonomie, un moteur essence turbo de 1,5 litre et quatre cylindres, un moteur électrique et une batterie de 63 kWh, pour une puissance combinée de 577 chevaux et un couple de 695 Nm. Deux versions purement électriques complètent la gamme, l'une de base avec une batterie de 91,9 kWh, l'autre au sommet avec 110 kWh et deux moteurs délivrant la même puissance que la variante hybride. De quoi concurrencer non seulement Ford, mais aussi Opel et Tesla, selon le constructeur.

Pourquoi c’est important : Cette ambition annonce plus de modèles, plus de concessions et une concurrence accrue sur les prix en Europe.

Source : carsweek.ru · Photo : carsweek.ru