Un assureur néerlandais refuse plusieurs marques chinoises

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Aux Pays-Bas, l'assureur Univé n'assure plus certaines électriques chinoises. Il invoque le manque de pièces détachées et de réparateurs formés.

Aux Pays-Bas, l'assureur Univé a pris une décision qui secoue le petit monde de la voiture électrique chinoise : il refuse désormais de signer de nouveaux contrats avec les propriétaires de plusieurs modèles venus de Chine. Concrètement, un automobiliste néerlandais qui vient d'acheter l'une de ces voitures peut se retrouver sans couverture, ou avec une couverture très réduite, au moment même où il pensait rouler tranquille. L'affaire, relayée par evpropre.com, dépasse le cadre batave : elle illustre la méfiance grandissante des assureurs européens envers des marques arrivées très vite sur le marché.

Toutes les marques ne sont pas logées à la même enseigne. Univé ferme purement et simplement la porte aux nouveaux contrats pour Hongqi, Changan, Voyah, KGM, Leapmotor, VinFast, Jaecoo, MHero et Omoda. Pour Dongfeng, Nio, Zeekr et l'américain Lucid, la situation est moins radicale : ces constructeurs conservent l'accès à une couverture au tiers minimale, mais perdent les garanties les plus complètes, celles qui rassurent vraiment l'automobiliste en cas de sinistre important.

La justification avancée est technique. L'assureur invoque le manque de pièces détachées disponibles et un réseau de réparation trop peu dense pour garantir des remises en état rapides et à un coût raisonnable. Pour un assureur, ce déséquilibre se traduit par des véhicules immobilisés longtemps, des factures de réparation élevées et donc un risque financier difficile à chiffrer. Le problème n'est pas la qualité des voitures, mais la logistique qui tourne autour d'elles.

Univé n'est pas isolé. Le comparateur Promovendum exclut lui aussi des marques comme Xpeng, Nio, Zeekr, Dongfeng ou Leapmotor de ses meilleures formules de couverture. Face à cette défiance, certains constructeurs réagissent. Leapmotor s'appuie sur son alliance avec le géant Stellantis pour mettre en avant plus de 800 points de vente et de service à travers l'Europe, argument qui vise directement les assureurs soucieux de trouver un réparateur à proximité.

Le parallèle historique mérite d'être posé. Univé rappelle que Tesla a connu, à ses débuts en Europe, les mêmes difficultés d'approvisionnement en pièces et un réseau de réparation insuffisant, avant de corriger le tir en renforçant progressivement sa présence locale. La comparaison relativise la polémique actuelle : elle suggère que l'après-vente des marques chinoises pourrait se structurer avec le temps, à condition que les volumes de vente en Europe continuent de justifier les investissements nécessaires.

Pourquoi c’est important : En France, un réseau de réparation et d'assurance fragile peut faire grimper le coût réel d'une voiture chinoise.

Source : evpropre.com · Photo : evpropre.com