Les hybrides chinois se tournent vers la Corée du Sud

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Face aux restrictions européennes, les exportations d'hybrides chinois visent désormais la Corée du Sud. L'UE veut réduire de plus de moitié ces importations en quatre ans.

L’Union européenne a décidé de réduire de plus de moitié, sur quatre ans, ses importations d’hybrides chinois. Ce choix découle des inquiétudes sur la santé de l’industrie automobile du bloc, selon les notes. Dans ce contexte, la dépêche indique que les exportations d’hybrides chinois se tournent vers la Corée du Sud, alors que le marché européen devient plus difficile d’accès. Pour les constructeurs chinois, il s’agit de trouver des débouchés ailleurs lorsque Bruxelles resserre les règles. Le sujet est d’autant plus sensible que les hybrides ont constitué une voie d’entrée moins contestée que les véhicules électriques.

Les chiffres de l’ACEA, l’association des constructeurs européens, montrent une progression rapide. La part des marques chinoises dans le marché automobile de l’UE est passée de 1,5 % en 2024 à 9,6 % en septembre de cette année. Sur le seul segment des hybrides rechargeables, cette part a bondi de 2 % en 2024 à 25 % au premier semestre de cette année. Ces évolutions expliquent pourquoi les autorités européennes considèrent les hybrides comme un point de vigilance, au-delà des véhicules électriques. Elles illustrent aussi la vitesse à laquelle les constructeurs chinois ont gagné du terrain.

Depuis octobre 2024, l’UE applique des droits de douane pouvant atteindre 45,3 % sur les véhicules électriques chinois, incluant un droit de base de 10 %. Mais les catégories d’hybrides n’ont pas été incluses dans ces droits supplémentaires. Les entreprises chinoises ont exploité cette différence de traitement, selon les notes. Cette brèche a permis aux hybrides d’échapper à la surtaxe qui frappe les électriques, ce qui a favorisé leur progression dans les ventes européennes. Bruxelles cherchait pourtant à limiter la pression sur ses propres constructeurs.

La décision européenne de réduire les importations d’hybrides chinois de plus de la moitié sur quatre ans modifie donc l’équation. Elle intervient alors que l’industrie automobile du Vieux Continent est jugée fragilisée. La dépêche ne donne pas le détail des nouveaux volumes ni des modalités précises, mais elle souligne que la Corée du Sud apparaît comme une destination de repli pour les exportations chinoises. Les constructeurs devront s’adapter à un cadre européen plus restrictif, tandis que Bruxelles cherche à protéger son tissu industriel. Le marché européen reste central, mais son accès se complexifie.

Pourquoi c’est important : Les hybrides chinois vendus en Europe risquent de devenir plus rares et plus chers.

Source : Arc XP · Photo : Arc XP