Le World Car of the Year dominé par les marques chinoises

· industrie · BYD, Changan, Chery, Deepal, Geely, Leapmotor, Lynk & Co, MG, Omoda, Xpeng, Zeekr

Plus de la moitié des modèles retenus par le jury du WCOTY sont d'origine chinoise. C'est un signe fort de l'internationalisation de ces constructeurs.

Le World Car of the Year n'est pas un titre national : il est attribué par un jury composé de journalistes issus de nombreux pays, ce qui en fait l'une des distinctions les plus suivies du secteur. Pour figurer dans la sélection, un modèle doit être commercialisé dans au moins deux régions du monde et atteindre un volume minimal de 10 000 unités. Un véhicule réservé à la Chine ou au seul marché européen est donc automatiquement écarté. Autre particularité souvent méconnue du grand public : les constructeurs ne déposent pas leur candidature. C'est le jury qui établit la liste des voitures éligibles, puis propose aux marques de participer, celles-ci restant libres de refuser.

L'édition en cours marque un basculement visible. Sur la sélection, plus de la moitié des véhicules revendiquent une origine chinoise. Les organisateurs citent notamment BYD, Changan, Chery, Deepal, Exeed, GAC, Geely, iCaur, Jetour, Leapmotor, Lepas, Lynk&Co, MG, Omoda, Onvo, Xpeng et Zeekr. Pour un lecteur qui suit surtout le marché européen, cela signifie que des marques encore peu installées dans les concessions françaises côtoient désormais les constructeurs historiques dans une compétition mondiale, et que plusieurs modèles vendus chez nous, comme les Leapmotor B10, C10 et T03, la MG4 EV Urban, l'Omoda 4 ou les Xpeng G6 2026 Edition, L03 et P7+, y figurent aux côtés d'une Zeekr 8X.

La part chinoise est en réalité plus élevée encore. En comptant les véhicules dont la base technique vient de Chine, on atteint environ 60 % du plateau. Le jury relève ainsi que la Chevrolet Captiva correspond à la Wuling Starlight S, que la Buick Electra E7 est entièrement conçue et produite en Chine, que la Nissan Frontier Pro dérive du Dongfeng Z9 et que la Nissan NX8 repose sur des technologies Dongfeng. La Renault Filante, elle, utilise une plateforme Geely. Ce phénomène de modèles « déguisés » brouille la lecture par nationalité et explique pourquoi le comptage officiel des marques ne suffit pas à mesurer le poids réel de l'industrie chinoise.

Le palmarès passé confirme cette montée en puissance. Jusqu'ici, une seule voiture chinoise avait été récompensée par le jury du WCOTY : la BYD Seagull, en 2025. L'an dernier, le titre du design était toutefois revenu à la Mazda 6e, qui n'est autre qu'une Deepal L07 recarrossée. La Mazda CX-6e, issue du même principe, est présente cette année. La DS N°7 constitue par ailleurs la seconde représentante d'une marque française dans la liste.

Le calendrier reste classique : les dix demi-finalistes seront dévoilés le 5 janvier, après plusieurs séances d'essais. La liste sera ensuite ramenée à trois véhicules à la fin du mois de février, avant la remise des récompenses prévue le 24 mars au salon de New York.

Pourquoi c’est important : Cette reconnaissance internationale rassure sur la qualité et la valeur de revente de ces modèles en France.

Source : Le Blog Auto · Photo : Le Blog Auto