Essai de la Zeekr 7GT de 646 ch sur routes françaises

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Le Blog Auto a pris le volant de la Zeekr 7GT, une grande électrique de 646 ch. La marque premium chinoise veut se faire une place face aux allemandes.

Zeekr n'est pas encore un nom incontournable sur le marché français, et la marque en a conscience. Pour se faire une place sur le segment premium, elle recrute des profils issus des maisons les mieux installées du secteur, notamment à la communication. Signe de l'importance accordée à l'Hexagone : Lothar Schupet, patron de Zeekr Europe après vingt ans passés chez BMW, a fait le déplacement sur les routes du sud de la France pour présenter en personne les ambitions de la marque, à l'occasion du premier essai de la 7GT.

Dans l'organigramme du groupe Geely, Zeekr occupe la case du blason luxueux et du porte-drapeau technologique. La maison mère détient notamment Lotus, Lynk & Co, Polestar, Volvo, et Smart à parité avec Mercedes. Le dirigeant revendique une marque chinoise à l'âme européenne : présente en Allemagne, elle a installé son centre de design en Suède. Le constructeur affirme avoir écoulé 800 000 voitures sur 45 marchés et viser une couverture de 90 % de l'Europe d'ici à la fin de l'année prochaine. Le réseau compte déjà 40 points de vente, avec un objectif de 70 fin 2027, de quoi rendre les showrooms faciles à trouver à condition que la gamme suive.

Au premier regard, la 7GT ne trahit pas forcément ses origines : ses lignes sont équilibrées, là où certaines productions chinoises jouent sur des proportions moins familières en Europe. On relève quelques clins d'œil suédois, comme les rétroviseurs fixés sur des mâts verticaux. Deux détails grincent : l'inscription blanche de la marque en bas de la vitre arrière, que l'on aurait préférée assombrie, et le masque noir de la face avant, plus ou moins bien intégré selon la teinte choisie.

À bord, l'espace ne manque à aucune place, y compris pour de grands gabarits, avec de la marge au-dessus de la tête et devant les genoux. On regrette l'absence de cages à pieds, et la place centrale de la banquette reste la moins confortable, comme souvent. Les matériaux sont soignés, avec une mention particulière pour les cuirs. La voiture est très connectée : Apple CarPlay et Android Auto, puce Snapdragon 8295, dalle de 13 pouces pour l'instrumentation et écran de 16 pouces sur la planche de bord. Le revers de la médaille, c'est que quasiment toutes les commandes passent par l'écran, jusqu'au réglage des rétroviseurs.

Pratique, le coffre annonce 539 litres, complétés par un petit compartiment avant pour ranger les câbles. Sous le capot de la version Privilège essayée, deux moteurs électriques délivrent 646 ch et 710 Nm, ce qui se traduit par des accélérations redoutables : le 0 à 100 km/h est expédié en 3,3 secondes. Et contrairement à beaucoup d'électriques, la vitesse de pointe ne prête pas à sourire, puisque l'auto atteint 210 km/h. Reste désormais à savoir si cette démonstration technique suffira à installer durablement la marque dans le paysage premium européen.

Pourquoi c’est important : Cet essai aide à savoir si Zeekr tient ses promesses de luxe et de performances avant un achat.

Source : Le Blog Auto · Photo : Le Blog Auto