Au Mondial, le prix reste l'argument numéro un des chinoises

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Les constructeurs chinois sont venus nombreux à Paris, forts de leur avance dans l'électrique. Sur les stands, le critère du prix domine les discussions avec les visiteurs.

Au Mondial de l'automobile de Paris, la présence chinoise saute aux yeux. Une vingtaine de constructeurs venus de Chine occupent les allées du salon, et la filière européenne fait de la résistance sur son propre territoire. Le rapport de force a changé : BYD a pris fin 2025 la première place du marché mondial du véhicule électrique, devant Tesla, mais reste un acteur encore jeune à l'échelle du Vieux Continent.

Sur le stand BYD, une dizaine de modèles sont exposés et il faut jouer des coudes pour approcher le volant. L'argument mis en avant par les visiteurs tient en deux idées simples : une finition jugée soignée et des prix contenus. Un habitué résume le sentiment général en expliquant que, pour lui, la qualité perçue est là et que la facture reste modérée.

Les chiffres confirment cette impression. La petite citadine Dolphin débute à 20 000 euros. Malgré les droits de douane appliqués aux véhicules importés de Chine, la marque propose sur l'ensemble de sa gamme des tarifs inférieurs de 15 à 20 % à ceux des modèles équivalents fabriqués en France, hors aides gouvernementales. Un écart qui pèse lourd dans un budget familial.

Le porte-monnaie fait basculer les hésitations. Un visiteur raconte avoir choisi il y a quelques mois une berline électrique MG : pour un modèle français comparable, la note aurait été plus élevée de 10 000 à 15 000 euros selon lui. Ce témoignage illustre une tendance de fond, celle d'un patriotisme industriel qui s'effrite face à la différence de prix.

Dans un contexte où les appels à soutenir la filière automobile française se multiplient, le critère tarifaire écrase tout le reste. Les constructeurs chinois, convertis à l'électrique depuis longtemps et soutenus par des aides d'État, séduisent une clientèle de plus en plus large. La bataille du marché européen se joue donc d'abord sur le rapport qualité-prix, plus que sur la seule technologie.

Pourquoi c’est important : Cela annonce une pression continue sur les tarifs des électriques vendues en France.

Source : Le Populaire du Centre · Photo : Le Populaire du Centre